Le bœuf laborieux

« C’est à la vigueur des bœufs qu’on doit l’abondance » (Proverbes 14.4).

Le bœuf est un des animaux des plus cités dans la Bible. Il est mentionné comme étant une bête de trait. Lorsqu’Elisée est appelé à suivre Elie, il est dit qu’il était entrain de labourer avec la douzième paire de bœufs (1 Rois 19.19/21).
Ce texte nous indique aussi, qu’on attelait deux bœufs, à l’aide d’un joug, pour tirer la charrue. Le bœuf symbolise donc la force tranquille, puisée dans sa capacité à ne pas travailler seul. Pour faire pénétrer le soc de l’évangile, il est important d’unir nos forces sous le joug de Jésus : « Portez mon joug sur vous… » (Matthieu 11.30).
Par contre, la loi interdisait de mettre sous le même joug des attelages disparates : « Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble » (Deutéronome 22.10). Ceux qui travaillent ensemble doivent avoir en commun la même vision, les mêmes objectifs, ils doivent marcher d’un même pas. Lorsque Paul et Barnabas ont vu que leurs visions changeaient, ils ont décidé de se séparer et de former un autre « attelage » avec d’autres équipiers (Actes 15.36/40).

Le bœuf était aussi un animal de sacrifice (Lévitique 9.18). Les Hébreux offraient des sacrifices pour obtenir la faveur de Dieu, ou pour lui témoigner de la reconnaissance, à cause des faveurs obtenues. On peut noter que toutes les parties qui risquaient de nuire à la santé des hommes étaient brûlées (sang, graisse, abats), par contre le reste du sacrifice était mangé par les sacrificateurs, et ceux qui offraient le bœuf. Un bœuf sacrifié était une source de nourriture pour plusieurs.
Dieu désire par ce symbole nous rappeler, que nos vies offertes à Dieu peuvent devenir source de bénédiction pour ceux qui nous entourent.

L’apôtre Paul cite un texte de la loi de Moïse qui rappelle que le bœuf ne doit pas être muselé lorsqu’il foule le grain (1 Corinthiens 9.9). Paul explique que celui qui prêche l’évangile peut vivre de l’évangile, cependant il précise, qu’il s’est volontairement privé de cette possibilité. Il indique par là même, que l’on peut servir la cause de l’évangile tout en vivant d’un autre travail.

Le prophète Esaïe écrit : « Le bœuf connaît son possesseur » (Esaïe 1.3). Ceci est vrai pour bon nombre d’animaux, ils connaissent leur maître. Leur relation avec le maître revêt un caractère de communion spéciale. Ceci nous invite à développer une relation particulière avec celui qui est devenu notre Maître : Jésus. Comme l’apôtre Paul, aspirons à toujours mieux connaître Christ (Philippiens 3.8/10).

Ma prière en ce jour :

Seigneur, que ma vie à ton service soit source de bénédiction pour un grand nombre, et que j’apprenne à toujours mieux te connaître. Amen !

Paul Calzada

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